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LA
STATUAIRE MOAGA
: Présentation |
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La société moaga est née de la fusion entre
le peuple conquérant (venu du Nord-Ghana) et les populations
autochtones. Cette diversité des origines ethniques se retrouve
dans la pluralité stylistique de la statuaire moaga.
La
statue est un instrument cultuel et politique essentiel chez les
moosé puisqu'elle est utilisée par les"Nakomsé"
,chefs
politiques, pour affirmer leur autorité alors que les "Tengasibi",
prêtres de la terre,utilisent les masques. |
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La
statuaire moaga comprend plusieurs types de sculpture:
Les
statues de chefs mossi
Les
poteaux sculptés
Les
biga |
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les
statues de chefs mossi |
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| Le
rôle
de ces statues
est d'affirmer l'autorité du chef. Selon Christopher
Roy (Professeur à l'Université d'IOWA aux Etats
Unis d'Amérique)" Tout Nakomsé important
commande une sculpture qui sert de symbole à sa fonction
quand il est vivant et de mémorial de son règne
quand il est mort ".
Certaines statues sont sculptées à l'occasion
des funérailles d'un chef et sont enterrées
après la cérémonie, d'autres servent
d'autels et reçoivent
des sacrifices annuels. |
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Lors
d'un festival annuel appelé "naposum"
ou "umbila", ces statues sont montrées
au public. Elles symbolisent alors la présence et la participation
des ancêtres aux cérémonies.
Sculptées à la demande des chefs successifs, ces
statues, peu nombreuses, montrent une grande diversité
de formes.
Les représentations féminines sont les plus fréquentes
et témoignent de l'attachement des mossi à la princesse
légendaire Yennenga, fondatrice du royaume moaga.
Ainsi la fille aînée du chef entretient toujours
une relation particulière avec cette statuaire dont la
garde lui est confiée. |
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Le
poteau autel
Il se trouve
au centre de la cour royale et appartient au chef. Il reçoit
les sacrifices offerts aux ancêtres disparus.
Lors du décès du chef, le poteau autel reçoit
des offrandes en son nom. Il se présente parfois sous la
forme d'une grande statue féminine, sans bras. |
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| Les
poteaux de dignitaires
La
porte d'accès à la cour officielle d'un chef moaga
(samande), est encadrée par deux poteaux sculptés.
Ces poteaux sont anthropomorphes. A droite de l'ouverture se trouve
la figure féminine, à gauche la figure masculine.
Une natte de vannerie sert de fermeture et coulisse entre le mur
et les deux poteaux. |

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| Le
poteau fourchu |
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Le
chef reçoit ses visiteurs sous un grand abri couvert
de paille et situé au centre de la cour. Deux poteaux
fourchus soutiennent cet abri, ils représentent deux
femmes ou un couple. Ces poteaux sont des présents
offerts par les dignitaires au chef dont il peuvent, en retour,
espérer une épouse.
Ces sculptures incarnent les esprits qui veillent sur le lignage
du chef et témoignent aussi à l'intention du
visiteur de l'importance que l'on doit attribuer à
la concession du chef. |
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"Biga"
signifie enfant en mooré. Communes aux Mossi et aux Kouroumba,
elles sont l'oeuvre des forgerons. Il s'agit d'une statuaire féminine,
en général de petite dimension et liée à
la fécondité.
La décoration punctiforme reproduit le tatouage des jeunes
filles et la déformation mammaire correspond à la
technique du "peebo" qui consiste à allonger
les seins de l'accouchée pour faciliter la montée
de lait
La petite fille qui le reçoit de ses parents emporte, une
fois mariée, le biga dans son foyer conjugal. Tantôt
jouet, tantôt objet magico-religieux aux fonctions multiples,
elles favorisent la fécondité, protègent le
nouveau né et symbolisent l'acceptation de la maternité.
Lors de l'accouchement, le biga reçoit les premiers soins,
avant même le nouveau né. Il reçoit de même
la première goutte de lait. |
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